Pour certains d’entre vous le stress du quotidien, le surplus de travail et le temps maussade seront à l’origine de quelques maux de tête. Mais que faire si vous souffrez de maux de tête récidivants?

Les géants pharmaceutiques vous proposeront bien sûr de « retrouver votre état normal » en avalant des molécules qui feront taire vos symptômes. Mais comment fonctionnent réellement ces médicaments?

Nous verrons dans cet article comment fonctionnent deux des médicaments les plus consommés pour les maux de tête c’est-à-dire l’ibuprofène (Advil, Motrin) et l’acétaminophène (Tylenol). Ainsi, vous comprendrez mieux ce que représente un symptôme comme l’inflammation ou la fièvre et vous découvrirez comment la chiropratique peut soulager vos maux de tête.

L’acétaminophène, bien connu de tous sous la marque déposée Tylenol de Johnson & Johnson, se retrouve dans la plupart des foyers québécois depuis plus de 50 ans. Il s’agit d’un médicament antipyrétique (contre la fièvre) et analgésique (contre la douleur).  Cette molécule n’a cependant pas d’effet anti-inflammatoire!

Son mécanisme d’action se vulgarise ainsi : il inhibe la synthèse de molécules nommées prostaglandines (molécule ayant plusieurs rôles dont celui d’augmenter la température corporelle = fièvre). Fait intéressant, malgré que l’acétaminophène soit une des médications les plus consommées sur la planète, la science ne comprend pas encore tout son fonctionnement malgré un nombre impressionnant d’études. Puisque les comprimés sont disponibles en format de 325 et 650 mg, il est important de respecter la posologie inscrite sur le flacon à savoir : consommer aux 4 à 6 heures pour un maximum de 4 000 mg par jour pour un adulte.

L’ibuprofène, bien connu sous la marque déposée Advil est le fier compétiteur du Tylenol. Il est lui aussi  antipyrétique et analgésique, mais également anti-inflammatoire. Son mécanisme d’action est similaire au Tylenol en inhibant les prostaglandines mais avec la particularité d’agir également sur la voie des médiateurs de l’inflammation. Il est vendu la plupart du temps en comprimés de 200 à 400 mg à consommer aux 6 heures, pour un maximum de 1 200 mg par jour chez l’adulte.

Vous savez maintenant comment ces drogues peuvent atténuer vos symptômes.

En tant que professionnels de la santé nous croyons fortement qu’une de nos missions est d’éduquer la population sur les traitements possibles vis-à-vis leurs problématiques. Voici donc quelques informations très importantes qui vous permettront de faire un choix plus éclairé sur la façon dont vous choisirez d’agir face à un symptôme.

Premièrement, il vous faut comprendre ce qu’est un symptôme.

Un symptôme est une réaction de votre corps face à une détection qui vient changer/menacer son équilibre. Prenons l’exemple d’une coupure. Le corps réagit à la lésion de plusieurs façons (et c une rapidité incroyable!) en vous envoyant un signal de douleur immédiat. Il enverra ensuite des molécules afin de colmater la brèche,tel un tireur de joint expérimenté. La douleur est essentielle sans quoi vous ne seriez pas conscient des lésions que votre corps dubit et vous pourriez aggraver celles-ci au lieu de vous immobiliser et ainsi pouvoir amorcer le processus de guérison.

Prenons maintenant un exemple banal : vous recevez un vilain coup sur la cheville et celle-ci enfle. En plus de la douleur, d’autres symptômes apparaissent tels que la chaleur, l’enflure et la rougeur. Tous ces symptômes sont liés à l’inflammation qui n’est autre qu’un afflux de sang vers l’endroit qui a subit la blessure. Le corps n’a qu’une façon de guérir votre lésion : avec les facteurs de réparation présent dans votre sang. C’est pourquoi il envoie du sang à cet endroit et c’est ce qui explique la rougeur, la chaleur et l’enflure.

Je crois que vous commencez à saisir l’importance des symptômes que vous ressentez. C’est votre corps qui s’exprime pour vous aider à guérir!

Le réflexe instauré par l’industrie pharmaceutique dans la population est simplement d’enlever ces symptômes avec la médication afin d’inhiber le réflexe naturel de votre corps pour vous aider…

Petite parenthèse sur la fièvre: quiconque a déjà eu la grippe la connait bien !

Pourquoi la température du corps se met-elle à grimper tout à coup? Est-ce un dérèglement que je dois corriger avec le Tylenol?

En cas d’infection, le corps augmente sa température pour des raisons stratégiques bien précises ! Les voici :

  • Les bactéries ont besoin de fer et de zinc pour se multiplier. Or, pendant l’hyperthermie (fièvre), le foie et la rate séquestrent ces éléments et empêchent leur disponibilité.
  • La fièvre augmente la vitesse de fonctionnement des cellules du corps humain et les réactions de défense sont accélérées. L’élévation de température rendrait donc plus efficace l’activité des globules blancs chargés de vous défendre.

Il est alors tout à fait naturel et logique pour le corps de réagir ainsi en cas d’attaque. N’êtes-vous pas d’accord ? La fièvre est donc très utile et vous n’avez surtout pas à craindre qu’elle dégénère.

De retour à nos maux de tête !

Le Tylenol et l’Advil vont donc diminuer le message de la douleur envoyé par votre corps. Sachez qu’il existe plusieurs sortes de céphalées (maux de têtes), par exemple: de tension (musculaire), cervicogénique (provenant des articulations de votre cou), migraines, etc.

Si vous souffrez de maux de tête chroniques et/ou récidivants, pourquoi ne pas traiter le problème à la source plutôt que de masquer les symptômes?

La chiropratique traite efficacement ces maux de tête avec des ajustements articulaires et du travail musculaire ciblé et précis. Informez-vous auprès de votre chiropraticien!

***Notez qu’avant de prendre ou de cesser toute médication il est indiqué de consulter votre médecin ou votre pharmacien. Les explications données dans cet article sont à titre informatif. ***

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